
Tout a déjà été dit sur Julian Casablancas, ci-avant chanteur des Strokes, porte-manteau dégingandé pour magazines chics, rénovateur du rock à l’orée du millénaire et mec à la coule tellement blasé que la vision d’un banc de baleineaux en goguette lui en toucherait une sans faire bouger l’autre…
Bref, un type agaçant qui a le malheur d’être affligé de deux tares incomparables : il chante comme un punk sous xanax qui aurait toujours se végétations et surtout, quoi qu’on en pense, il n’écrit que des tubes. Deux trucs assez simples, mais suffisamment rares pour expliquer l’enthousiasme suscité par un premier album solo composé de SEULEMENT huit morceaux.
Et le bonhomme de nous pondre avec facilité le meilleur album des Strokes depuis Is this It, comme ça tout seul, comme le grand graçon qu’il finira bien par devenir dans la psyché pop. Un soupçon de rupture amoureuse, une lichette d’électro, un rythme effréné, Phrazes For The Young, c’est un peu de tout ça et surtout un peu plus encore…
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Reprise par Lou Reed en 1995 à l’occasion d’un hommage à l’immense Doc Pomus, This Magic Moment est à l’origine l’une de ces sucreries 60′s dont les américains raffolaient en ces temps d’abondance économique et de menace atomique sur leur way of life. De la chanson originale, Lou ne retient pourtant que le texte et une vague trame mélodique pour transformer la bluette de départ en grand moment de moiteur érotique.
Une métamorphose qui n’a pas échappé à David Lynch au moment de mettre en musique son Lost Highway deux ans plus tard. « Sweeter than wine, softer than a summer’s night » annoncent les paroles, les images racontent évidemment une autre histoire… Patricia Arquette, la femme fatale, sort de sa bagnole et l’intstant magique promis au jeune garagiste risque de lui faire exploser le joint de culasse. La séquence huile de vidange/ralenti/musique/érotisme parfaite ? A vous de voir…
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C’est décidément un bien étrange été. D’hommages planétaires en reformations inatendues, on en oublierait presque qu’il y a 40 ans se déroulait le plus grand festival musical de tous les temps : Woodstock ! Heureusement, il y Ang Lee… avec le fort bien titré Taking Woodstock, un film qui sortira à la rentrée pour nous rappeler que les hippie sont à la contre-culture ce que Casimir est à l’âge d’or de la télévision pour enfants.
Pour fêter ça en toute mauvaise foi historique, le Eight Miles High de The Byrds. Une chanson de 1966 interprétée par un groupe qui n’a jamais mis un orteil sur la scène de Woodstock. Pourtant, ce morceau emblématique annonçait le Summer Of Love dont Woodstock constituera le climax avant l’inévitable déconfiture… De la bien belle ouvrage de la part du groupe qui a rendu Bob Dylan plus célèbre qu’eux même si vous voulez mon avis, avec de la 12 cordes et des arpèges en veux-tu en voilà.
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