Même les roadies, ces héros bedonnants du « music business » ont le droit à leurs dix commandements comme le démontre cette belle image piquée chez BoingBoing, censée avoir été découverte chez une ancienne arpette de The Who et Iron Maiden… A noter que le 6ème commandement peut s’appliquer à de nombreuses professions (journaliste, sélectionneur de l’équipe de France de football, etc.). Et si le monde peu feutré et pas du tout policé des types qui transportent des amplis et de la drogue pour les types sur scène vous fascine, n’hésitez pas à découvrir le Facebook des roadies > http://www.roadie.net !

Tout a déjà été dit sur Julian Casablancas, ci-avant chanteur des Strokes, porte-manteau dégingandé pour magazines chics, rénovateur du rock à l’orée du millénaire et mec à la coule tellement blasé que la vision d’un banc de baleineaux en goguette lui en toucherait une sans faire bouger l’autre…
Bref, un type agaçant qui a le malheur d’être affligé de deux tares incomparables : il chante comme un punk sous xanax qui aurait toujours se végétations et surtout, quoi qu’on en pense, il n’écrit que des tubes. Deux trucs assez simples, mais suffisamment rares pour expliquer l’enthousiasme suscité par un premier album solo composé de SEULEMENT huit morceaux.
Et le bonhomme de nous pondre avec facilité le meilleur album des Strokes depuis Is this It, comme ça tout seul, comme le grand graçon qu’il finira bien par devenir dans la psyché pop. Un soupçon de rupture amoureuse, une lichette d’électro, un rythme effréné, Phrazes For The Young, c’est un peu de tout ça et surtout un peu plus encore…
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Reprise par Lou Reed en 1995 à l’occasion d’un hommage à l’immense Doc Pomus, This Magic Moment est à l’origine l’une de ces sucreries 60′s dont les américains raffolaient en ces temps d’abondance économique et de menace atomique sur leur way of life. De la chanson originale, Lou ne retient pourtant que le texte et une vague trame mélodique pour transformer la bluette de départ en grand moment de moiteur érotique.
Une métamorphose qui n’a pas échappé à David Lynch au moment de mettre en musique son Lost Highway deux ans plus tard. « Sweeter than wine, softer than a summer’s night » annoncent les paroles, les images racontent évidemment une autre histoire… Patricia Arquette, la femme fatale, sort de sa bagnole et l’intstant magique promis au jeune garagiste risque de lui faire exploser le joint de culasse. La séquence huile de vidange/ralenti/musique/érotisme parfaite ? A vous de voir…
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