Bizarre comme certaines idoles refusent de mourir paisiblement dans l’indifférence d’une opulente oisiveté. Alors que Michel Sardou et Ringo Star s’efforcent de rester aussi anonymes que possibles, deux anciens membres de New Order (NO) se livrent ces derniers jours une guéguerre médiatico-numérique aussi réjouissante qu’un duel Blur/Oasis à l’orée du millénaire.
Digne d’un roman de gare, l’histoire de New Order commence là où s’arrête celle de Joy Division (JD) comme l’expliquent un petit film (Control) et un modeste documentaire… Plaisanterie et enfonçage de portes ouvertes mises à part, l’incessante envie des membres de New Order d’en découdre avec la chose pop découle peut-être de cette tragédie qui les empêchera pour toujours d’être à la hauteur du mythe fondateur. Une sorte de « janisjoplinisation » ou de « kurtcobainitude » préventives que, ni le succès (NO a vendu un trillion de fois plus de disques que JD), ni le son révolutionnaire de Blue Monday ne sont parvenus à effacer de la mémoire des thuriféraires de la chose musicale moderne.
Résultat, Bernard Sumner (dit Barney) et Peter Hook (dit Hooky) jouent depuis dix ans ans à reformer New Order entre deux projets solos sous l’oeil désabusé d’un Philip Morris qui s’occcupe comme il peut. Une soif de reconnaissance qui rappelle étrangement le titre du second album de NO : Power, Corruption & Lies. Tout un programme qui, en sautant une tripotée d’étapes transitoires (si si, j’ai résumé), nous amène au propos de ce billet : Bernard et Peter s’amusent comme des gosses avec leur supergroupe respectif !
Petit descriptif des forces en présence avant le combat des chefs prévus à la rentrée :
Version Barney = objectif guitares
Equation simple : Barney + Alex James (guitariste de Blur) + Jake Evans (guitariste de Rambo and Leroy)
Watch : Sink Or Swim sur YouTube > Ah ben non, ils ont supprimé le seul bout de musique à se mettre sous la dent :-((( Grrrrr
Twitter : @badltmusic
-> En rôdage au prochain Festival des Inrocks… et premier single attendu le 21 septembre.
Version Hooky = objectif basses
Equation complexe : Hooky + Mani (bassiste des Stone Roses) + Andy Rourke (bassiste des Smiths) + Gary Briggs (chanteur d’un groupe inconu)
Page Myspace avec de la musique très neworderesque à écouter… Miam !
-> L’album sortira peut être un jour malgré les annonces rassurantes, quand tout ce beau monde sera sur le même fuseau horaire et pas trop aviné…
La facilité désarmante avec laquelle les teenagers d’aujourd’hui composent des « perfect pop songs » mériterait une thèse afin d’expliquer le mystère de la médiocrité des participants à l’édition 2009 de La Nouvelle Star. Heureusement loin d’ici, à Bangor en Irelande, trois futurs lads élevés au New Order en poudre viennent de commettre l’une de ces petites bombinettes qui fait apprécier l’été et les Monaco (attention calembourg musical).
Two Door Cinema Club possède donc un bien joli patronyme et défendra les couleurs de la pop qui donne envie de gigoter sur la prochaine compilation Maison de Kitsuné.
A écouter en allant à un apéro en terrasse…
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Non content de chiper le nom de leur nouvelle chanson (Jetstream) à l’une des plus mauvaises de New Order, Doves marquera le centième post de ce blog inauguré pour le plaisir et toujours entretenu pour les mêmes raisons. Pour en revenir à la chose musicale qui constitue l’essence des débats d’ici, le retour du groupe de Manchester devrait rappeler que ces héros discrets d’une Angleterre post-britpop ont toujours plus à offrir que l’anonymat dans lequel sa musique l’a injustement confiné. Phrase compliquée pour morale simple : Doves c’est trooooooop bien comme l’on dit sur les skyblogs (enfin je crois) !
La preuve avec ce fameux Jetstream tout en retenue offert aux fans pour annoncer leur imminent Kingdom Of Rust (les anglophiles/phobes apprécieront) et avec There Goes The Fear issu d’un premier album en forme de grande oeuvre mineure.
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