Il n’aura échappé à aucun lecteur de ce blog, même ceux atteints de trouble de la concentration, qu’ici on « überkiffe » (du verbe « überkiffer » en écho à « rocker » dans le titre) les versaillais de Phoenix. C’est tellement loin d’être visionnaire ou transgressif que c’en est presque digne de Télérama. Ceci dit, quand on repense à leurs déclarations du temps de United et les références à Tears For Fears, on se dit que ces banlieusards devaient avoir depuis longtemps un plan pour conquérir le monde. Après les premiers soubresauts de leur programmation au Saturday Night Live, les voilà désormais détenteurs d’un Grammy Award. Le même que Beyoncé et Neil Young… Malheureusement, il faudra repasser pour la domination globale de la planète pop vu qu’ils ont reçu leur trophée (des mains de Sydney Fox l’aventurière) avant la diffusion de la cérémonie à la télévision américaine.
Et voilà comment un exploit digne de Marion Cotillard aux Oscars devient un maigre entrefilet sur les sites spécialisés. Grandeur et décadence de la sono mondiale, french flair foulé au pied ! Néanmoins, histoire de fêter dignement ce succès sur Depeche Mode et Brian Eno, je vous propose une session accoustique enregistrée par nos quatre mousquetaires pour un magazine allemand. Vous y découvrirez sept morceaux de sucre, garantis made in France, pour les oreilles et une reprise épurée de Sieur Bob Dylan. Yeaaaaahhhhh °_*
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Double ration de musique en ce dimanche ensoleillé, du moins sur Paris, avec le nouveau simple de Depeche Mode et surtout une jolie ballade signée Pete(r) Doherty en solo.
Si DM aime toujours autant s’adresser aux masses sur fond de rythmique industrielle et de couplets tourmentés, ce premier morceau de Sounds of The Universe sonne désespérément creux. Alors que le groupe avait toujours su apporter une nouvelle petite pierre à chacun de ses nouveaux efforts, ce premier extrait me semble un peu « wrong » justement. A vous de juger…
PS : pour les fans de popquizz, SOUNDS THE UNIVERSE s’incarne également par là…
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Histoire de célébrer mon dernier jour de boulot et d’essayer de sortir de la torpeur causée par l’accablante chaleur parisienne, voici un petit clin d’oeil musical signé Depeche Mode circa période « pop et bigoudis » tiré de leur premier album Speak & Spell.
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1987 : Depeche Mode fait déjà de la musique pour les masses mais ils le font bien, et avec inventivité de surcroît. En sept ans, ils sont passés du statut de petits faiseurs de tubes synthétiques (Just Can’t Get Enough) à celui de machine de guerre post-industrielle pour gigantesques rassemblements païens (Stripped). Peuvent-ils aller plus loin dans la noirceur et ce sentiment de concrétion sonore qui se dégage déjà des morceaux de l’album précédent (Black Celebration, 1986) ? Réponse : oui monsieur (ou madame, pas de sectarisme) et plutôt deux fois qu’une… Music For The Masses annonce l’apogée créative et commerciale de Violator, mais également la perte de l’innocence pour DM. Drogues, tentatives de suicide, retour aux affaires, « rolling stonisation » parfois… Rien ne sera plus pareil. Et pourtant l’aura du groupe n’a jamais faibli depuis. Never Let Me Down, le slogan a donc été entendu.
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Depeche Mode – Never Let Me Down (AAC)
La vidéo réalisée par Anton Corbijn dont on parlait jutement là…