
Tout a déjà été dit sur Julian Casablancas, ci-avant chanteur des Strokes, porte-manteau dégingandé pour magazines chics, rénovateur du rock à l’orée du millénaire et mec à la coule tellement blasé que la vision d’un banc de baleineaux en goguette lui en toucherait une sans faire bouger l’autre…
Bref, un type agaçant qui a le malheur d’être affligé de deux tares incomparables : il chante comme un punk sous xanax qui aurait toujours se végétations et surtout, quoi qu’on en pense, il n’écrit que des tubes. Deux trucs assez simples, mais suffisamment rares pour expliquer l’enthousiasme suscité par un premier album solo composé de SEULEMENT huit morceaux.
Et le bonhomme de nous pondre avec facilité le meilleur album des Strokes depuis Is this It, comme ça tout seul, comme le grand graçon qu’il finira bien par devenir dans la psyché pop. Un soupçon de rupture amoureuse, une lichette d’électro, un rythme effréné, Phrazes For The Young, c’est un peu de tout ça et surtout un peu plus encore…
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Si ça ce n’est pas du titre anti estival au possible ? A moins que les plages bondées, remplies d’enfants qui hurlent en suppliant leurs géniteurs de leur payer une glace ne soit finalement une manifestation terrestre de cette fameuse béance infernale évoqué par ce morceau…
Découvrez donc cette lancinante ode à la peur de mourir avant d’avoir dansé une dernière fois mitonnée par Girls… Un petit groupe san-franciscain (pour l’instant) qui se paie le luxe d’avoir deux fois sa « chanson du jour » sur ce blog et d’oser le clip de 6 minutes au ralenti.
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PS : En concert au .FMR le 6 octobre, commencez à économiser les roupies ;-)
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Bizarre comme certaines idoles refusent de mourir paisiblement dans l’indifférence d’une opulente oisiveté. Alors que Michel Sardou et Ringo Star s’efforcent de rester aussi anonymes que possibles, deux anciens membres de New Order (NO) se livrent ces derniers jours une guéguerre médiatico-numérique aussi réjouissante qu’un duel Blur/Oasis à l’orée du millénaire.
Digne d’un roman de gare, l’histoire de New Order commence là où s’arrête celle de Joy Division (JD) comme l’expliquent un petit film (Control) et un modeste documentaire… Plaisanterie et enfonçage de portes ouvertes mises à part, l’incessante envie des membres de New Order d’en découdre avec la chose pop découle peut-être de cette tragédie qui les empêchera pour toujours d’être à la hauteur du mythe fondateur. Une sorte de « janisjoplinisation » ou de « kurtcobainitude » préventives que, ni le succès (NO a vendu un trillion de fois plus de disques que JD), ni le son révolutionnaire de Blue Monday ne sont parvenus à effacer de la mémoire des thuriféraires de la chose musicale moderne.
Résultat, Bernard Sumner (dit Barney) et Peter Hook (dit Hooky) jouent depuis dix ans ans à reformer New Order entre deux projets solos sous l’oeil désabusé d’un Philip Morris qui s’occcupe comme il peut. Une soif de reconnaissance qui rappelle étrangement le titre du second album de NO : Power, Corruption & Lies. Tout un programme qui, en sautant une tripotée d’étapes transitoires (si si, j’ai résumé), nous amène au propos de ce billet : Bernard et Peter s’amusent comme des gosses avec leur supergroupe respectif !
Petit descriptif des forces en présence avant le combat des chefs prévus à la rentrée :
Version Barney = objectif guitares
Equation simple : Barney + Alex James (guitariste de Blur) + Jake Evans (guitariste de Rambo and Leroy)
Watch : Sink Or Swim sur YouTube > Ah ben non, ils ont supprimé le seul bout de musique à se mettre sous la dent :-((( Grrrrr
Twitter : @badltmusic
-> En rôdage au prochain Festival des Inrocks… et premier single attendu le 21 septembre.
Version Hooky = objectif basses
Equation complexe : Hooky + Mani (bassiste des Stone Roses) + Andy Rourke (bassiste des Smiths) + Gary Briggs (chanteur d’un groupe inconu)
Page Myspace avec de la musique très neworderesque à écouter… Miam !
-> L’album sortira peut être un jour malgré les annonces rassurantes, quand tout ce beau monde sera sur le même fuseau horaire et pas trop aviné…