Moins d’un an après Brothers, The Black Keys reviennent avec El Camino. Une production qui vire quasiment au pléthorique pour deux gars promis à l’anonymat le plus total en tentant de réhabiliter le blues rugueux des pères fondateurs. Mais avec le concours de Danger Mouse à la console et un fort penchant pour la « déconne » (voir les deux vidéos plus bas), nos amis ont réussi à reprendre le flambeau des défunts White Stripes en ajoutant un côté pas pompeux pour un sou qui leur assure de continuer à sonoriser moult publicités.
Pourtant, ce grand écart permanent ne compromet jamais la formule magique des deux compères. Lonely Boy en constitue un magistral exemple. Quelque part entre le rock pour les stades (le riff accrocheur, les choeurs un peu pop) et la doxa traditionnelle du blues (la voix maltraitée au bourbon, le thème même de la chanson), The Black Keys jouent finalement une musique plus fraîche que leur pédigrée.
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The Black Keys – Lonely Boy (mp3)
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Confirmant à la fois leur statut d’éternels gentils garçons au charisme de loutre et le fait de boxer désormais dans une catégorie qui les expose à l’ire perpétuelle de la critique, Coldplay s’est plié au « mondovision » sur YouTube pour fêter le lancement de son dernier opus, Mylo Xyloto. Diffusé en direct mais disponible en tronçons depuis, le show filmé à Madrid avait surtout l’énorme intérêt de bénificier de la caméra d’Anton Corbijn.
Malheureusement, le bonhomme, derrière le magnifique Control ou encore toute l’imagerie déviante autour de Depeche Mode, s’est contenté d’alterner les caméras sans imprimer sa patte. De là à penser, qu’à l’instar de Brian Eno, le génie se dilue dans le Chris Martin, il n’y a qu’un pas que je vous propose de franchir dans le « Mexican pop stand off » plus bas… (Attention de vrais morceaux de feux d’artifice se cachent dans l’une des deux vidéos).
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Déjà près de 10 ans que The Rapture sévissent avec leur tambouille un peu électro, parfois dicco, pas vraiment pop mais toujours rock. A l’heure du troisième LP, les champions du label DFA mettent enfin un peu d’eau dans leur vin et livrent avec In The Grace Of Your Love un album joliment brouillon. Bizarrement plus accessible que les précédents, il contient notamment « Sail Away ». Véritable pépite placée en ouverture et qui annonce une ambiance générale assez hétéroclite. En témoigne un petit final matiné de free jazz que ne renierait peut-être pas Television. Un morceau parfait pour attaquer la rentrée avec, qui sait, l’espoir déjà nourrit de repartir…
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